Histoire de la profession d’avocat

La profession d’avocat a beaucoup évolué depuis sa création au Moyen-âge. En 1320, il y avait 51 avocats en France, aujourd’hui, il y en a plus de 50 000. A côté de cette donnée quantitative, il est intéressant d’étudier la mutation des règles de l’organisation du métier de Conseil.

Pendant l’Antiquité, la profession d’avocat n’existe pas encore en tant que telle mais l’idée d’assister un individu dans sa défense apparaît en Grèce et à Rome. En Grèce par exemple, les accusés se défendaient seuls mais sur la base d’un discours rédigé par de Grands orateurs.

Le Moyen-âge est une étape décisive dans l’organisation de la profession d’avocat. Une ordonnance du XIIIème siècle a fixé les premières règles en la matière dont certaines perdurent encore aujourd’hui comme l’obligation pour l’avocat de prêter serment et d’avoir un niveau de connaissances suffisant pour exercer.
Certaines traditions datent également de la période médiévale comme le fait de porter une robe noire pour plaider. A l’époque, seule une partie des avocats, les clercs, devaient respecter cet uniforme. Le titre de Maître date aussi de cette époque.

Au XVIIIème, alors même que la profession d’avocat a manifesté son indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics en intervenant librement dans les débats qui touchent la France, elle demeure inséparable de l’ancienne organisation judiciaire de l’Ancien Régime et disparaît à la Révolution.

Certains avocats poursuivent leurs activités malgré la suppression de la profession. Au cours du XIXème, la profession cherche à retrouver son indépendance. Ainsi, les avocats obtiennent une immunité totale lorsqu’ils plaident et le statut de profession libérale leur est accordé. A cette époque, certains principes sont rendus obligatoires comme celui de la gratuité de la défense des démunis, en 1851.

La troisième République va marquer une nouvelle étape dans l’évolution du métier d’avocat. D’une part, l’avocat devient un homme politique. D’autre part, la profession se féminise et en 1900 le barreau s’ouvre aux femmes.

Enfin, les missions de l’avocat vont être entièrement modifiées puisqu’en 1971, les professions d’avocat, d’avoué de première instance et d’agrée son fusionnées. En 1990, les conseils juridiques les rejoignent.

Aujourd’hui, la profession d’avocat doit faire face à de nouveaux challenges mais conserve les atouts essentiels qui sont le signe de sa différence : engagement et indépendance.

Dans le cadre d’un métier de passion, l’avocat a su évoluer avec son temps.